On parle souvent du plastique dans les océans… mais beaucoup moins du plastique dans nos cellules.
Et pourtant, à force d’en retrouver dans l’eau du robinet, dans l’eau en bouteille, dans l’air, dans les sols, et même dans nos assiettes… il finit logiquement par atterrir là où il ne devrait jamais être : dans notre organisme.
Et les PFAS — ces « polluants éternels » — ne sont pas en reste.
Le combo parfait, si l’on voulait tester la résilience humaine.
Alors, concrètement : le plastique et les PFAS, ça va où dans le corps ?
Qu’est-ce que ça fait ?
Et comment on navigue dans tout ça sans virer alarmiste ?
Je vous explique.
Pourquoi on en retrouve dans toutes les eaux ?
Ces deux dernières années, plusieurs analyses publiées et relayées par dansmoneau.fr, Générations Futures, l’ANSES et des chercheurs internationaux montrent que :
👉 L’eau du robinet n’est pas exempte de PFAS ni de microplastiques.
👉 L’eau en bouteille… non plus (le plastique libère des micro- et nano-particules, et certaines marques ont été testées positives aux PFAS).
Donc non, ce n’est pas juste un problème d’eau du robinet « pas pure ».
C’est un problème global de contamination.
Et “plastique alimentaire” ne veut pas dire “plastique qui reste sagement à sa place”.
Où le plastique se loge-t-il dans le corps ?
C’est LA question que personne n’ose poser, car on craint la réponse.
Et… elle n’est pas très fun.
Les microplastiques peuvent pénétrer la barrière intestinale et circuler dans le sang.
Les nanoplastiques, eux, passent partout.
On en a retrouvés dans :
- Les poumons : Détectés dans des tissus pulmonaires humains.Comme des poussières qui s’accrochent… sauf que c’est du plastique. (Le progrès 2025)
- Les artères : Une étude publiée en mars 2024 dans le Journal of the American College of Cardiology a retrouvé des microplastiques dans des plaques d’athérome.
Conséquence ? Inflammation et risque cardio accru. - Le placenta : Oui. Même là.
Une étude italienne (Environment International) a confirmé leur présence dans des placentas humains. - Le sang : 80 % des échantillons testés en contenaient (Sciences&Vie 2022).
Et pour les nanoparticules, certains modèles montrent qu’elles peuvent franchir la barrière hémato-encéphalique.
Donc potentiellement… le cerveau.
Et les PFAS, eux, se fixent où ?
Les PFAS sont les champions de la persistance.
Ils s’accumulent dans :
- le foie
- les reins
- le sang
- la thyroïde
- les tissus gras
- le lait maternel
Les autorités comme l’ANSES, l’EFSA, l’EPA américaine reconnaissent leurs effets : perturbation endocrinienne, réduction de la fertilité, effets sur la thyroïde, risques accrus pour certains cancers, troubles du développement.
Bref : il n’existe pas de “dose magique” sans risque.
Et comme ils s’accumulent… le problème, c’est la somme des expositions.
Des repères fiables pour s’informer et agir
Voici des sources sérieuses pour mieux comprendre ce problème — et des outils pour agir :
📌 DansMonEau
DansMonEau.fr : plateforme citoyenne permettant de consulter les analyses d’eau potable par commune (résidus chimiques, PFAS, microplastiques, etc.).
📌 Générations Futures
Générations Futures : ONG très active sur la pollution chimique, les PFAS, la santé environnementale. Ils publient des dossiers, des alertes, des guides pratiques.
📚 Rosalie Mann – No More Plastic
Dans son livre No More Plastic : comment le plastique ruine notre santé, Rosalie Mann expose de façon claire et accessible comment les micro- et nanoplastiques s’insinuent dans nos tissus, pourquoi c’est un enjeu de santé publique, surtout pour les femmes, et comment réduire son exposition.
🌐 Autres sources crédibles à suivre
- Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) : rapports sur les PFAS, leurs effets sanitaires, leur présence dans l’environnement.
- European Food Safety Authority (EFSA) : évaluations des risques chimiques dans l’alimentation, y compris des microplastiques ou contaminants liés aux plastiques.
- Organisation mondiale de la santé (OMS) : lignes directrices sur les polluants chimiques dans l’eau potable, y compris pour les PFAS.
- PubMed : pour consulter les études scientifiques sur les microplastiques dans le corps (études in vitro, études chez l’humain, revues de littérature).
- VigiEau : réseau français pour le partage d’analyses d’eau, de données de pollution, d’actions citoyennes et d’initiatives de terrain.
Selon une approche naturopathique : Que peut-on faire ?
Pour réduire l’impact sur notre santé et aider notre corps à faire face, quelques pistes naturopathiques :
- Soutenir les organes sensibles : foie, reins, intestins, peau – par une alimentation riche en fibres, en légumes amers, et une bonne hydratation. Et un naturopathe pourra vous accompagner personnellement dans cette voie.
- Réduire l’exposition plastique : privilégier le verre, éviter les plastiques chauffés, filtrer l’eau efficacement avec des systèmes reconnus.
- Limiter l’inflammation : antioxydants naturels (curcuma, oméga-3, vitamine C), régime anti-inflammatoire. Et de même, un naturopathe pourra vous accompagner personnellement dans cette voie.
- Renforcer la barrière intestinale : probiotiques, glutamine, aliment vivant, varier les fibres.
En conclusion : comprendre pour mieux agir
3 idées à retenir :
- Le plastique et les PFAS ne sont pas des menaces abstraites : ils sont réels, et présents dans notre corps.
- Mais s’informer permet de reprendre un peu de contrôle.
- Et du côté naturopathique, on peut agir : réduire l’exposition, soutenir les organes d’élimination, renforcer son terrain.
Ce n’est pas une fatalité. Mais il faut agir pour ne pas subir.
Si on change quelques habitudes, on peut limiter les dégâts — et c’est déjà un pas énorme.
Pour aller plus loin, je vous parle de l’eau du robinet et de l’eau en bouteille dans cet article : Qu’elle eau boire ? Eau du robinet, eau en bouteille : le vrai du faux


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